C’est un trajet qui devrait être banal. Pourtant, il devient aujourd’hui une véritable épreuve. L’axe routier reliant Bifoun à Ndjolé, passage stratégique vers la province du Woleu-Ntem, se transforme en piège à ciel ouvert pour les usagers.

4/11/2026

C’est un trajet qui devrait être banal. Pourtant, il devient aujourd’hui une véritable épreuve. L’axe routier reliant Bifoun à Ndjolé, passage stratégique vers la province du Woleu-Ntem, se transforme en piège à ciel ouvert pour les usagers.

En ce jour, au fil des kilomètres parcourus, un constat alarmant s’impose : une route fortement dégradée, enclavée, et marquée par une succession inquiétante d’accidents, notamment impliquant des poids lourds. Camions renversés, circulation ralentie, zones impraticables… le tableau est sombre, presque irréel.

Une route à haut risque

Ce tronçon, pourtant vital pour l’économie et la mobilité des populations, semble abandonné à lui-même. Les conducteurs y avancent avec prudence, parfois avec peur. L’état de la chaussée — crevasses, boue, affaissements — expose les usagers à des dangers constants.

Plus préoccupant encore, la fréquence des accidents impliquant de gros porteurs. Ces engins, souvent surchargés ou mal adaptés à l’état de la route, aggravent la situation. Chaque virage devient un risque, chaque passage un défi.

Un axe stratégique négligé

La route Bifoun–Ndjolé n’est pas une voie secondaire. Elle constitue un lien essentiel entre plusieurs localités et joue un rôle clé dans l’approvisionnement des zones du nord du pays, notamment la province du Woleu-Ntem.

Son état actuel ne freine pas seulement la circulation : il pénalise toute une région. Transport de marchandises ralenti, coûts logistiques en hausse, isolement progressif de certaines localités… les conséquences sont multiples et profondément préoccupantes.

Une urgence nationale

Face à cette situation, l’inaction n’est plus une option. Il est impératif que les plus hautes autorités prennent la mesure de l’urgence. Car au-delà des désagréments, ce sont des vies humaines qui sont en jeu.

Chaque accident évitable sur cet axe est un signal d’alerte de plus.

Quelles solutions pour sortir de l’impasse ?

Plusieurs mesures concrètes peuvent — et doivent — être envisagées rapidement :

1. Réhabilitation d’urgence de la chaussée
Un programme immédiat de réparation des zones critiques est indispensable. Il ne s’agit plus de promesses, mais d’actions visibles sur le terrain.

2. Régulation stricte des poids lourds
Mettre en place des contrôles rigoureux pour limiter la surcharge des camions, principale cause de dégradation accélérée de la route.

3. Aménagement et modernisation de l’axe
À moyen terme, une véritable reconstruction de cette route doit être envisagée, avec des normes adaptées au trafic actuel.

4. Mise en place de dispositifs de sécurité
Signalisation renforcée, postes de contrôle, assistance routière… autant d’éléments qui pourraient réduire considérablement les risques d’accidents.

5. Suivi et transparence des travaux publics
Les citoyens doivent être informés de l’évolution des travaux. La transparence est essentielle pour restaurer la confiance.

Un appel à l’action

L’axe Bifoun–Ndjolé ne doit plus être un symbole d’abandon. Il doit redevenir un levier de développement, un corridor sûr et praticable pour tous.
Aujourd’hui, les usagers lancent un cri d’alerte. Reste à savoir s’il sera entendu.

RENA. MAG-INFO.CH