Gouvernement Sumina II : bilan contrasté et attentes pressantes du peuple congolais

2/3/2026

Gouvernement Sumina II : bilan contrasté et attentes pressantes du peuple congolais

Deux ans après sa mise en place, le gouvernement Sumina II est au cœur du débat public. Chargée de répondre aux défis majeurs du pays, notamment la préservation de l'intégrité territoriale et l'amélioration des conditions sociales des Congolais, cette équipe gouvernementale suscite aujourd'hui des appréciations contrastées, aussi bien à l'intérieur du pays qu'au sein de la diaspora.

L'intégrité territoriale demeure l'un des piliers fondamentaux de la souveraineté nationale. Sur ce point, les attentes de la population étaient immenses. Si certains efforts ont été engagés pour renforcer la sécurité nationale et affirmer l'autorité de l'État, les résultats restent mitigés. Dans plusieurs régions, l'insécurité persiste, alimentant le sentiment d'abandon chez de nombreux citoyens. Pour une grande partie de l'opinion publique, la protection du territoire national ne peut être dissociée d'une gouvernance efficace et d'une véritable armée républicaine.

Sur le plan social, le constat est alarmant. La majorité de la population continue de vivre dans une grande précarité, marquée par la pauvreté, le chômage et l'accès limité aux services de base tels que la santé, l'éducation et l'eau potable. Malgré les promesses de réformes et de relance économique, les retombées concrètes tardent à se faire sentir dans le quotidien des Congolais.

Ce contraste est d'autant plus frappant que, parallèlement, certains membres du gouvernement multiplient les missions de service à l'étranger. Ces déplacements, souvent accompagnés de délégations de plus de dix à vingt personnes, sont perçus par l'opinion publique comme recommandée et peu justifiée, dans un contexte où les ressources du trésor public sont déjà fortement sollicitées.

La question de la bonne gouvernance est aujourd’hui centrale. La population s'interroge sur l'efficacité réelle de certaines missions officielles et sur l'utilisation des fonds publics. Pour de nombreux observateurs, la priorité devrait être donnée aux investissements productifs et aux politiques sociales plutôt qu'aux dépenses protocolaires.

Néanmoins, il convient de souligner que tous les ministres ne peuvent être mis dans le même panier. Certains ont démontré un engagement réel, avec des initiatives et des réformes visibles dans leurs secteurs respectifs. Ces responsables méritent d'être encouragés et, le cas échéant, maintenus afin de consolider les acquis.

À l'opposé, les ministres jugés inefficaces ou déconnectés des réalités du terrain font l'objet de critiques de plus en plus ouvertes. Le peuple congolais exprime un profond besoin de changement, incarné par un leadership compétent et responsable.

La diaspora congolaise, notamment en Europe, se montre particulièrement active dans ce débat. De nombreuses voix appellent à un remaniement gouvernemental ciblé, avec un renouvellement en profondeur de certains ministères clés. Sont souvent cités :

  • le ministère délégué chargé de la Diaspora,

  • le ministère de l'Industrie,

  • le ministère de la Communication,

  • et le ministère de la Défense.

Pour ces secteurs stratégiques, la diaspora plaide en faveur de la nomination de technocrates qualifiés, capables d'apporter une vision moderne, transparente et orientée vers les résultats Au final, le bilan du gouvernement Sumina II apparaît contrasté. Entre avancées limitées et attentes non satisfaites, une chose est certaine : l'intégrité territoriale et le bien-être social du peuple congolais doivent rester au cœur de l'action publique.

L'heure est désormais à l'évaluation rigoureuse, aux décisions courageuses et à une gouvernance centrale sur l'intérêt général. Pour regagner la confiance des citoyens, le pouvoir exécutif devra démontrer sa capacité à écouter, corriger et agir efficacement en faveur du changement tant attendu.

William Tshisekedi Rédacteur MAG-INFO.CH